 |  | Jusqu'en 1754, le route d'Allemagne passait par Charly, qui avait un relais de poste, pour quitter la vallée et passer par le plateau de Montreuil aux Lions, -notre actuelle N3- pour rejoindre Château Thierry. Ce nouveau tracé avait été conçu pour permettre à madame de Pompadour, favorite du roi, de rejoindre rapidement son château de Marigny (en Orxois), cadeau de son royal amant, Louis XV.
Pour compenser la suppression de la route de la vallée, l'abbesse de Notre-Dame de Soissons, le syndic ou maire de Charly et les principaux habitants adressèrent au roi une supplique pour lui demander l'établissement d'une foire, qui fut fixée au 18 novembre, et d'un marché franc mensuel, ce qui fut accordé en 1756.
En 1787, la seigneurie de Charly, ferme, terres, château, furent vendus à Henry de la Loge de Saint Brisson.
Deux ans plus tard, Charly choisit quarante-deux de ses habitants pour rédiger les Cahiers des plaintes et doléances qui furent envoyés à Paris.
En 1790, Jean-Louis Leconte, instituteur et organiste, devient le premier maire. Il y restera deux ans.
L'assemblée constituante présente une nouvelle division territoriale du royaume : dans le sud de l'Aisne, Charly devient Chef-Lieu de Canton, comme Chézy sur marne et Viels Maisons jusqu'en 1801 où seul Charly demeurera le seul canton unique.
Lorsqu'en 1792, la patrie fut déclarée en danger, de nombreux carlésiens s'enrôlent dans les armées de la République naissante : Boullanger, Cornette, Delaplace, Lemaire, Mantel.
La même année, l'ancien vicaire, Nicolas Baron, devient maire et se marie ! les sept cloches de l'église Saint Martin sont fondues et transformées en canons.
Une « Société Populaire de Charly » éphémère, apparaît sous la Terreur.
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